
Imitation parquet
Les lames effet bois, support idéal du chevron.

Types de pose · Chevron
Chevron classique, point de Hongrie, bâton rompu : un motif tracé au cordeau et posé sans dérive.
Pose en chevron
Le chevron est l’une des poses les plus recherchées aujourd’hui, surtout avec les carrelages imitation parquet. Il évoque les parquets des appartements haussmanniens et des belles demeures berrichonnes, tout en profitant de la résistance du grès cérame. C’est aussi l’une des poses les plus techniques : une ligne d’axe mal tracée et c’est tout le motif qui dérive sur la longueur de la pièce. Pour une pose de carrelage en chevron à Châteauroux, nous consacrons un temps important au traçage et au calepinage avant de coller la première lame.
Nous réalisons le chevron classique à lames coupées d’équerre, le point de Hongrie à extrémités biseautées, ainsi que les variantes en double ou triple chevron et le bâton rompu.
Le chevron s’exprime pleinement dans les pièces de réception : séjour, salle à manger, grande entrée. Il peut aussi servir à délimiter un espace dans une pièce ouverte, par exemple un coin salon en chevron entouré d’une pose droite dans la zone cuisine. Dans un couloir, il guide le regard vers le fond. En revanche, dans une pièce très encombrée de meubles, le motif disparaît et l’investissement se voit moins. Nous vous aidons à choisir les pièces où il apporte vraiment quelque chose, et à orienter l’axe pour qu’il soit lisible dès l’entrée.
On confond souvent les deux. Dans le chevron, appelé aussi bâton rompu dans le monde du parquet, les lames sont rectangulaires et coupées d’équerre : l’extrémité d’une lame vient buter contre le flanc de la suivante, formant un motif en escalier. Dans le point de Hongrie, les extrémités sont coupées en biais, généralement à 45 ou 60 degrés : les lames se rejoignent bout à bout sur une ligne médiane parfaitement droite, formant des pointes nettes. Le point de Hongrie est plus formel, le chevron plus dynamique. En carrelage, certaines gammes proposent des lames de point de Hongrie déjà coupées en usine, en versions gauche et droite ; sinon, nous réalisons les coupes biaises sur place, ce qui demande une précision constante. Le choix dépend du style de la pièce, du produit disponible et du budget.

Traçage
Avant de poser, nous traçons au cordeau la ligne d’axe autour de laquelle les chevrons vont s’organiser. Elle est en général parallèle au mur principal ou à la direction de la lumière, et centrée sur la pièce ou sur la porte d’entrée. On pose ensuite une première rangée de référence, contrôlée à l’équerre, à partir de laquelle tout le reste se construit.
Notre méthode
Dessin du chevron à l’échelle de la pièce pour définir l’axe, les coupes en bordure et la quantité exacte de lames.
Les lames courtes du chevron révèlent les défauts aux jonctions : ragréage dès que nécessaire.
Cordeau, équerre et repères : la ligne d’axe conditionne la réussite de tout le sol.
Pose rang par rang depuis l’axe, double encollage, cales de nivellement aux jonctions, contrôle permanent de l’alignement.
Coupes en biais le long des murs, joint fin de teinte bois, plinthes pour masquer le joint périphérique.

Formats
Le chevron fonctionne bien avec des lames relativement courtes et étroites, par exemple 10×60, 15×90 ou 20×120. Le rapport entre longueur et largeur doit être régulier pour que le motif tombe juste : une longueur multiple de la largeur simplifie la pose. Les très grandes lames donnent des chevrons spectaculaires mais adaptés aux grands volumes.
Au-delà de l’imitation parquet, le chevron se réalise aussi avec des carreaux effet marbre, effet béton ou en zellige sur une crédence ou un mur de douche.
Le premier piège est la dérive. Sur une pièce de six mètres, une erreur d’un millimètre par lame se transforme en plusieurs centimètres d’écart en bout de pièce, et le motif n’est plus parallèle aux murs. D’où l’importance des repères tracés régulièrement et du contrôle constant à l’équerre.
Le deuxième piège est la variabilité des lames. Même rectifiés, les carreaux présentent de légères différences de dimensions. Dans une pose droite, elles se répartissent dans les joints ; dans un chevron, elles s’additionnent dans le motif. Un tri préalable des lames et des joints réguliers limitent cet effet.
Le troisième piège concerne les murs. Dans une maison ancienne de Châteauroux ou d’Issoudun, les murs sont rarement d’équerre. Le chevron, très graphique, souligne les écarts s’il est calé sur un mur de travers. Nous choisissons l’axe en fonction de ce qui se voit le plus en entrant dans la pièce et répartissons l’écart dans les zones discrètes.

Au mur
Le chevron fonctionne aussi au mur : un pan de douche en chevrons, une crédence en petits rectangles chevronnés ou une tête de lit carrelée. La verticalité du motif allonge la hauteur sous plafond et apporte du relief à une salle de bain simple.
Le chevron coûte plus cher à poser qu’une pose droite : plus de temps, plus de coupes, plus de lames. Mais c’est un choix qui se voit tous les jours et qui valorise durablement un séjour, une entrée ou une salle à manger.
Oui, mais avec des lames de petite dimension pour que le motif reste lisible. Dans une petite entrée ou un couloir, un chevron dans l’axe de la longueur produit un bel effet de profondeur.
Comptez en général autour de 15 % de pertes pour un chevron, parfois davantage dans une pièce très découpée ou en point de Hongrie coupé sur place. Nous calculons la quantité à partir du plan de calepinage.
Oui, comme toute pose collée de grès cérame, en respectant la mise en chauffe préalable de la chape, une colle déformable et les joints de fractionnement.
Nettement plus qu’une pose droite, souvent le double du temps de pose pour une même surface, à cause du traçage, des coupes et du contrôle constant de l’alignement.
Oui. Un chevron peut être encadré par une bordure de lames posées droites le long des murs, comme dans les parquets anciens. Cela simplifie les coupes en périphérie et ajoute une finition très soignée.
Zone d’intervention
Nous intervenons à Châteauroux et dans les communes voisines de l’Indre.
Envoyez-nous le plan de la pièce et la référence des lames : nous dessinons le calepinage et établissons un devis gratuit.